La MARTINIQUE est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer (numéro 972) français. Cette île était appelée « Madinina » - littéralement « l’île aux fleurs ». Elle est devenue française en 1635. Elle fait partie de l'archipel des Antilles est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
Géographie physique
D'une superficie totale de 1 128 km², la MARTINIQUE s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m).
Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W.
Plage martiniquaiseOn sépare généralement la MARTINIQUE en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizés de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.
Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.
Situation
La MARTINIQUE est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Venezuela).
Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.
Sa superficie est d'environ 1100 km², suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km², pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.
Relief et formation géologique
Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.
A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en MARTINIQUE à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.
La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.
La faune
La MARTINIQUE ne possède que peu d’espèces animales indigènes.
Voir aussi : Liste des espèces d'oiseaux de MARTINIQUE
La faune aquatique
Sur plus de 200km de littoral, c'est un festival insoupçonné de formes et de couleurs. À même le rivage, la Côte Caraïbe, toujours abritée des Alizés, est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.
Sous le miroir de la surface, les fleurs terrestres cèdent la place aux fleurs marines. Éponges, anémones, gorgones s'épanouissent dans la clarté cristalline des jardins de coraux.
Vous allez découvrir un monde aux myriades de couleurs : végétaux, minéraux, poissons... un monde extraordinaire. Corail, étoiles de mer, porcelaines, poissons ange, chirurgiens, éponges, perroquets.
Il faut toutefois signaler la forte dégradation de ces milieux au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons (sur ce sujet, voir le site de la Direction régionale de l'environnement de MARTINIQUE : http://www.MARTINIQUE.ecologie.gouv.fr)
La faune terrestre
sucrier Avicularia versicolorCôté ciel, la MARTINIQUE est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en MARTINIQUE: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).
Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, vous rencontrerez plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Aux détours des sentiers, vous rencontrerez souvent des touloulou (crabe de terre rougeâtre) que vous apprécierez dans votre assiette.
Les mygales ou Matoutou falaise se font discrètes, mais gare. Voici les deux espèces résidantes :
Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit exclusivement dans le sud de la MARTINIQUE, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets. On commence tout de même à en trouver un peu partout sur l'île. Cette espèce est assez agressive et mord sans prévenir !
Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la MARTINIQUE, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. C'est une des plus belles mygales du monde. Cette espèce est relativement calme et peu agressive. Il faut savoir que Avicularia versicolor est protégée localement.
Chez les insectes, outre l'éternelle blatte (cafard), prolifique et inoffensive (comparé au cafard métropolitain, celui-ci est gigantesque), le moustique reste indéracinable de sa place des parasites de nos nuits, surtout près des étendues d'eau et des sous-bois.
Au coucher du soleil, vous entendrez les petites grenouilles qui partagent la nuit avec les manicous; opossums antillais protégés mais bien mal traités par les routes.
Résumé tiré du site de L'Or des Îles
Végétation
Pour les amoureux de la nature, des plantes, des fleurs, la MARTINIQUE est un véritable paradis. D'ailleurs, elle porte très bien son surnom "L'île aux fleurs"
L’île compte plusieurs centaines d’espèces différentes de plantes et de fleurs, éblouissement de la vue avec une multitude de couleurs :
Rose de porcelaineAnthuriums, Bougainvillers, Roses de Porcelaine, Hibiscus, Balisiers etc.toutes plus belles les unes que les autres.
Vous serez certainement impressionnés par la luxuriance des fougères, des plantes, la taille des arbres.
le relief détermine quel type de végétation vous rencontrerez.
Jardins de BalataLa forêt tropicale a quelque chose d'envoûtant avec ses fougères arborescentes montant jusqu'à deux mètres de haut et ses enchevêtrements de racines et de lianes dans lequel les chasseurs et randonneurs se frayent un chemin à coups de coutelas ou machette. Vous serez certainement subjugués par les arbres à bois (Acajou, Courbaril, Mahogany etc.), avec lesquels sont confectionnés les plus beaux meubles. Certains arbres peuvent atteindre 45m de haut, comme le mahogany, arbre précieux des Antilles. Au sud, les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles. La mangrove constitue un autre type de végétation tropicale, avec ses palétuviers et ses courants d’eau peu profonds. Vous pouvez en voir, si vous visitez la presqu'île de la Caravelle (réserve naturelle). Les palmiers et les arbres du voyageur sont partout ; et s’ils font aujourd’hui partie du paysage, il est intéressant de noter qu’ils ont été importés d’Amérique du Sud et de l’Océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île (avocatiers, arbres à pain, pruniers, tamariniers etc.). Côté fleurs, la MARTINIQUE ne faillit pas à sa réputation et, où que vous soyez, vous pourrez admirer toutes ces fleurs tropicales aux noms colorés : héliconias, oiseaux du paradis, hibiscus, flamboyants, bougainvillées, etc.
Autre plaisir des yeux...et du palais : les fruits et légumes tropicaux. Ananas, coco, prune de cythère, jujube, corossol,
pomme-cannellepomme-cannelle, caïmite, pomme d'eau, carambole, goyave (à prononcer gwayav), bananes, abricot pays, raisins de mer...pour les fruits, igname, patate douce, choux de chine (dachine), christophine, fruit à pain etc.pour les légumes, leurs noms et leurs saveurs laissent planer un parfum exotique.
Résumé tiré du site L'Or des îles
Climat et régime des vents
La MARTINIQUE a un climat très tropical
Les saisons
« L'année se divise à la MARTINIQUE en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en MARTINIQUE. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes.
Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.
Le régime des vents
Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).
Le climat de la MARTINIQUE est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).
Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.
La pluviométrie
La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.
Les températures
Les alizés atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C
Cyclones tropicaux ou ouragans
La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la MARTINIQUE la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.
La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en MARTINIQUE, en août et septembre.
Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean qui a causé de gros dégats en août 2007, en particulier sur les plantations de bananes et de canne à sucre.²Les martiniquais attendent l'aide financière de la métropole et le soutien national; ils acceuillent avec chaleur le premier ministre et le ministre des DOM.Plus de 5000 habitations sont détruites et il faudra compter sur les subventions de la Mère Patrie.
Côte au vent ou Cabesterre
La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en MARTINIQUE désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.
La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la MARTINIQUE. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la MARTINIQUE. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.
La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.
Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.
Côte sous le vent ou caraïbe
Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).
Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.